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(Kabal / In Vivo / Torapamavoa)


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EPUISE / EPUISE

samedi 7 août 2010

En Arctique, le bunker à semences du Grand Cataclysme ou pourquoi Bill Gates, Rockefeller et les géants des OGM savent quelque chose de plus que nous.



Dans la continuité des liens du texte de "REGNE ANIMAL" (Djamal / Kabal -In Vivo- Torapamavoa) extrait du Sociopathe Album disponible à la rentrée 2010 , et en complément d'informations sur Monsanto voici l'article de F. William Engdahl, Cher c h e u r As soc i é, C e n t r e  f o r  Gl o b a l  R e s e a rc h, Canada*

Il n'est guere besoin de gesticuler ou de faire de la démagogie de bas étages...Le savoir etant une arme nous mettons à disposition des "Sociopathes" avrtis cet article poussé et détaillé.
Allez plus loin dans Regne Animal ....


F. William Engdahl est auteur de Seeds of Destruction, the Hidden Agenda of Genetic Manipulation (graines de destruction, les projets secrets du génie génétique) qui vient d’être publié par Global Research. Il est également auteur de Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial angloaméricain
(en français). Pour le contacter par courrier électronique : info@engdahl.oilgeopolitics.net

En Arctique, le bunker à semences du Grand Cataclysme ou pourquoi Bill Gates, Rockefeller et les géants des OGM savent quelque chose de plus que nous.


La paresse est une chose dont ne peut être accusé le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Il programmait
déjà à 14 ans et fondait Microsoft à 20 ans alors qu’il étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes
l’enregistrait comme l’homme le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa société qui avait fini avec acharnement par établir un monopole de fait sur les systèmes logiciels pour ordinateurs personnels. En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation penseraient se retirer sur une île tranquille du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Fondation Bill & Melinda Gates, décrite comme la fondation privée « transparente » la plus grande du monde, avec une dotation gigantesque de 34,6 milliards de dollars et l’obligation légale de dépenser 1,5 milliards
de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde afin de maintenir son statut d’organisation
caritative exemptée d’impôt. En 2006, le cadeau de son ami et associé en affaires, le méga-investisseur Warren Buffett, d’environ 30 milliards de dollars en actions de sa compagnie Berkshire Hathaway, plaçait la fondation Gates dans une catégorie de dépense budgétaire qui atteint pratiquement la somme totale du budget annuel de l’Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS).
Donc lorsque Bill Gates décide par l’intermédiaire de la Fondation Gates d’investir quelques 30 millions de
dollars de son argent durement gagné dans un projet, cela mérite d’y regarder de plus près.
 
Ce projet parmi les plus curieux existants a pour cadre l’un des lieux les plus reculés du monde, l’archipel du
Svalbard. Bill Gates y investit des millions dans une chambre forte pour semences, sur la Mer de Barents, près de l’Océan Arctique, à quelque 1100 kilomètres du Pôle Nord. L’archipel du Svalbard est un bout de roche stérile qui fut revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 selon un traité international.

Sur cette île oubliée de Dieu, Bill Gates investit des dizaines de ses millions en association avec, parmi
d’autres, la Fondation Rockefeller, la Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement
de la Norvège, dans ce qui est surnommé le doomsday seed vault, la chambre forte à semences en perspective du grand cataclysme. Officiellement, le projet est appelé S v a l b a rd Global Seed Vault, sur l’île norvégienne de Spitsberg, dans l’archipel du Svalbard.
 
La chambre forte pour semences est construite à l’intérieur d’une montagne sur l’île de Spitsberg, près du
petit village de Longyearbyen. La chambre forte a des portes doubles à l’épreuve des explosifs, avec des
détecteurs de mouvement, deux sas, et des murs d’un mètre d’épaisseur en béton armé renforcé de métal. Elle contiendra jusqu’à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l’avenir, » selon le g o u v e rnement Norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour empêcher le pourrissement. Il n’y aura pas de personnel à temps plein, mais l’inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine
éventuelle.

Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de
presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes
puisse être préservée pour l’avenir. » Quel est l’avenir que
prévoient les sponsors de la chambre forte à semences qui
pourrait menacer la disponibilité globale des semences
actuelles, alors même que la plupart sont déjà bien
protégées dans des chambres fortes autour du monde ?
Quand Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et
Syngenta se rassemblent sur un projet commun, cela vaut
la peine de creuser un peu plus profondément les roches
de Spitsberg. En le faisant nous pouvons certainement en
ressortir des choses fascinantes.
 

Le premier point remarquable est qui sponsorise le doomsday seed vault. Ceux qui rejoignent les Norvégiens
dans ce projet sont, comme notés précédemment, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de
l’agro-alimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l’un des plus grands propriétaires de brevets de semences de plantes génétiquement modifiés (OGM) et de produits agrochimiques associés ; Syngenta, la compagnie suisse qui figure parmi les leaders en semences OGM et produits agrochimiques, par le biais de sa fondation ; la Fondation Rockefeller, le groupe privé qui a créé la « révolution génétique » avec ses bénéfices sur les semences dépassant les 100 millions de dollars depuis les années 70 ; le CGIAR, le réseau mondial créé par le Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique par le changement dans l’agriculture.
 
Le projet CGIAR
Comme je l’ai détaillé dans le livre Seeds of Destruction,
la Fondation Rockefeller, le Conseil sur le
Développement de l’Agriculture de John D. Rockefeller
III et la Fondation Ford, ont uni leurs forces en 1960 pour
créer l’Institut International de Recherche sur le Riz
(IRRI) à Los Baños, aux Philippines. En 1971, le Centre
International d’Amélioration du Maïs et du Blé de la
Fondation Rockefeller, basé au Mexique, et deux autres
c e n t res internationaux de recherche créés par les
fondations Rockefeller et Ford, l’IITA pour l’agriculture
tropicale, au Nigeria, et l’IRRI Philippines pour le riz, se
sont rassemblés pour former le Groupe Consultatif pour
la Recherche Agricole Internationale (CGIAR).
 
Le CGIAR a été formé lors d’une série de conférences
privées organisées au centre de congrès de la Fondation
Rockefeller, à Bellagio en Italie. Les principaux participants des discussions de Bellagio étaient George
Harrar de la Fondation Rockefeller, Forrest Hill de la
Fondation Ford, Robert McNamara de la Banque
Mondiale, et Maurice Strong, l’organisateur
environnemental international de la famille Rockefeller,
qui, en tant que Mandataire de la Fondation Rockefeller,
fut également la personne en charge d’organiser le
Sommet de la Terre de l’ONU de 1972 à Stockholm.
 
Pour garantir un impact maximum, le CGIAR convia à
participer l’Organisation pour l’Alimentation et
l ’ A g r i c u l t u re des Nations Unies (FAO), le Programme
des Nations Unies pour le Développement et la Banque
Mondiale. Ainsi, à travers l’influence soigneusement
planifiée de ses re s s o u rces initiales, au début des années
70 la Fondation Rockefeller était à même de façonner la
politique agricole mondiale. Et elle ne s’en est pas privée.
Le CGIAR veilla à ce que les principaux scientifiques de
l ’ a g r i c u l t u re et les agronomes du Tiers Monde, fin a n c é s
par de généreuses bourses d’étude des fondations Ford et
Rockefeller, soient amenés aux USA pour « maîtriser »
les concepts de production de l’agro- alimentaire
mod e rne, dans l’idée qu’ils les ramènent dans leur patrie.
Le processus leur permit de créer un réseau d’influ e n c e
inestimable pour la promotion de l’agro - a l i m e n t a i re
étasunien dans ces pays, et plus particulièrement pour la
promotion de la « Révolution Génétique » des OGM
dans les pays en développement, tout cela au nom de la
science et d’une agriculture de marché eff i c a c e .
La “Révolution Verte”
 
La Fondation Rockefeller a créé la fameuse « Révolution
Verte » en 1946 suite à un voyage au Mexique de Nelson
Rockefeller et de l’ancien Secrétaire à l’Agriculture du
New Deal et fondateur de la compagnie Pioneer Hi-Bred
Seed, Henry Wallace.
 
La Révolution Verte visait à résoudre à grande échelle le
problème de la faim dans le monde, au Mexique, en Inde
et dans d’autres pays choisis où travaillait Rockefeller.
Norman Borlaug, l’agronome de la Fondation
Rockefeller, reçu alors le Prix Nobel de la Paix pour son
travail, quelque chose dont on ne doit pas réellement se
vanter, particulièrement lorsqu’on sait que des personnes
comme Henry Kissinger l’ont également reçu.
En réalité, comme il est apparu des années plus tard, la
Révolution Verte était une brillante manigance de la
famille Rockefeller pour développer un agro-alimentaire
mondialisé qu’elle pourrait ensuite monopoliser, tout
comme elle l’avait déjà fait un demi-siècle plus tôt dans
le monde de l’industrie pétrolière mondial. Comme
Henry Kissinger l’avait déclaré dans les années 70 : « Si
vous contrôlez le pétrole vous contrôlez le pays ; si vous
contrôlez l’alimentation, vous contrôlez la population. » 

L’agro-alimentaire et la Révolution Verte de Rockefeller fonctionnaient donc main dans la main, comme élément d’une grande stratégie qui incluait le financement de la recherche par la Fondation Rockefeller pour envisager le développement quelques années plus tard de l’ingénierie génétique des plantes et des animaux.
John H. Davis fut Adjoint du Secrétaire à l’Agriculture sous la présidence de Dwight Eisenhower au début des années 1950. Il quitta Washington en 1955 et rejoignit la Harvard Graduate School of Business, un lieu inhabituel à cette époque pour un expert en agriculture. Il avait une stratégie claire. En 1956, Davis écrivit un article dans la Harvard Business Review, où il déclarait que « la seule façon
de résoudre une fois pour toutes le fameux problème agricole en
évitant la lourdeur des programmes gouvernementaux, est de
passer de l’agriculture à l’agro-business. » Il savait
précisément ce qu’il avait en tête, même si peu de gens n’y
comprenait quoi que ce soit à l’époque : une révolution
dans la production agricole qui concentrerait le contrôle
de la chaîne alimentaire entre les mains des
multinationales, loin de la traditionnelle agriculture
familiale. (3)

[ (1) F. William Engdahl, Seeds of Destruction, Montreal, (Global
Research, 2007).
(2) Ibid, pp.72-90.
(3) John H. Davis, Harvard Business Review, 1956, cité par
G e o ff rey Lawrence dans Agribusiness, Capitalism and the
Countryside, Pluto Press, Sydney, 1987. Voir aussi Harvard
Business School, The Evolution of an Industry and a Seminar:
Agribusiness Seminar,
www.exed.hbs.edu/programs/agb/seminar.html ]

Un aspect crucial guidant les intérêts de la Fondation
Rockefeller et des sociétés agro- alimentaires
étasuniennes, était le fait que la Révolution Verte se
basait sur la prolifération de nouvelles semences hybrides
sur les marchés en développement. L’aspect essentiel des
semences hybrides est leur manque d’aptitude reproductrice. Les hybrides incorporaient une protection
contre la multiplication. Contrairement à la pollinisation
ouverte des espèces dont la semence donne un
rendement semblable à celui de ses parents, le rendement
de la semence née de plantes hybrides est
significativement inférieur à celui de la première
génération.
 
Cette baisse de rendement propre aux hybrides signifiait
que les agriculteurs devaient normalement acheter des
semences chaque année pour obtenir des rendements
élevés. Qui plus est, le rendement plus bas de la deuxième
génération éliminait le commerce de semences pratiqué
souvent par les producteurs sans l’autorisation du
semencier. Cela empêchait la redistribution de semences
de cultures commerciales par des intermédiaires. Si les
grands semenciers multinationaux étaient capables de
contrôler à la source la semence des lignées parentales,
aucun concurrent ou agriculteur ne serait en mesure de
p roduire d’hybride. La concentration mondiale des
brevets de semences hybrides dans une poignée de géants
semenciers, avec en tête Pioneer Hi-Bred de DuPont et
Dekalb de Monsanto, préparait ainsi le terrain à la
révolution ultérieure des semences OGM (4).
 
Le résultat direct de l’introduction des techniques
agricoles modernes étasuniennes, des engrais chimiques
et des semences hybrides commerciales, sera de rendre
dépendants de l’étranger les agriculteurs locaux des pays
en développement, en particulier les plus grands et les
plus établis, et particulièrement des produits de l’agroalimentaire
et de la pétrochimie étasuniens. C’était la
pre m i è re étape de ce qui devait être un pro c e s s u s
soigneusement planifié sur plusieurs décennies.
 
Sous la Révolution Verte, l’agro - a l i m e n t a i re fera de
grandes percées dans des marchés dont l’accès étaient
auparavant limité aux exportateurs étasuniens. La
tendance a par la suite été baptisée « agriculture orientée
vers le marché. » C’était en réalité le contrôle de
l’agriculture par l’agro-alimentaire.
À travers la Révolution Verte, la Fondation Rockefeller
et plus tard la Fondation Ford ont travaillé main dans la
main, façonnant et soutenant les objectifs de la politique
étrangère de l’Agence des États-Unis pour le
Développement International (USAID) et de la CIA.
 
L’un des principaux effets de la Révolution Verte fut de
dépeupler les campagnes, de forcer les paysans à fuir vers
les bidonvilles des bas quartiers autour des villes, en
recherche désespérée d’un travail. Ce n’était pas un
accident ; cela faisait partie du plan visant à créer des
bassins de main-d’oeuvre bon marché pour les prochaines
usines des multinationales étasuniennes, la «
mondialisation » de ces dernières années.
Quand l’auto-promotion autour de la Révolution Verte
s’arrêta, les résultats étaient assez différents de ce qui
avait été promis. Des problèmes surgirent de l’usage sans
discernement des nouveaux pesticides chimiques, avec
souvent de graves conséquences pour la santé. Avec le
temps, la monoculture de nouvelles variétés de semences
hybrides réduisit la fertilité du sol et le rendement. Les
premiers résultats étaient impressionnants : rendement
doublé, voire triplé, de certaines cultures comme le blé et
plus tard le maïs au Mexique. Des rendements qui
diminuèrent rapidement.
 
La Révolution Verte était généralement accompagnée de
grands projets d’irrigation, avec souvent des prêts de la
Banque Mondiale pour la construction de nouveaux
énormes barrages et, dans le processus, l’inondation de
régions auparavant habitées et fertiles. Qui plus est, le
rendement plus grand du super-blé était produit en
saturant le sol avec d’énormes quantités d’engrais, fait de
nitrates et de produits pétroliers, des matières premières
que contrôlaient les sept grandes compagnies pétrolières
dominées par les intérêts Rockefeller.
 
D’énormes quantités d’herbicides et de pesticides furent
également utilisées, créant de nouveaux marchés pour les
géants de l’industrie pétrolière et chimique. Comme l’a
pointé un analyste, la Révolution Ve rte ne fut
essentiellement qu’une révolution chimique. À aucun
moment les nations en développement n’auraient pu
payer pour les énormes quantités d’engrais et de
pesticides chimiques requises. Cela n’était possible
qu’avec l’aide de crédits gracieux de la Banque Mondiale
et de prêts spéciaux de la Chase Bank et d’autres grandes
banques de New York, épaulés par des garanties du
gouvernement étasunien.
 
Mis en application dans un grand nombre de pays en
développement, ces prêts étaient essentiellement
accordés aux grands propriétaires terriens. Pour les petits
paysans la situation était différente. Les petites fermes
paysannes ne pouvaient pas payer les produits chimiques
et les autres besoins modernes et devaient emprunter de
l’argent.

Initialement divers programmes gouvernementaux ont
tenté de fournir des prêts aux agriculteurs afin qu’ils
puissent acheter des semences et des engrais. Les
agriculteurs n’ayant pu participer à ce genre de
programmes ont dû emprunter dans le secteur privé. À
cause des taux d’intérêts exorbitants des prêts informels,
de nombreux petits paysans n’ont même pas tiré bénéfice
des premiers rendements plus élevés. Après la récolte, ils
devaient vendre la majorité sinon la totalité de leur
production pour rembourser les prêts et les intérêts. Ils
devinrent dépendants des prêteurs à gages et des négociants et perdirent souvent leurs terres. Même avec
des prêts à taux préférentiels auprès d’agences
gouvernementales, de plus en plus de cultures vivrières
ont cédé la place à la production de cultures rentables
immédiatement (5).
 

Depuis des décennies les mêmes intérêts, notamment
ceux de la Fondation Rockefeller responsable de la
Révolution Verte initiale, ont travaillé à promouvoir une
seconde « Révolution Génétique », comme Gordon
Conway, le président de la Fondation Rockefeller, l’a
nommée il y a plusieurs années, c’est-à-dire l’expansion
de l’agriculture industrielle et de ses produits
commerciaux, notamment les semences OGM brevetées.
Gates, Rockefeller
et la Révolution Verte en Afrique
 
En gardant à l’esprit ce contexte claire de la
Révolution Ve rte promu par la Fondation
Rockefeller dans les années 50, il devient
particulièrement curieux que cette même Fondation
Rockefeller associée à la Fondation Gates dans
l’investissement actuel de millions de dollars pour la
préservation de toute semence dans l’éventualité d’un
scénario de « grand cataclysme », investissent aussi des
millions dans un projet nommé Alliance pour une
Révolution Verte en Afrique (AGRA).
 


L’AGRA, comme elle se nomme elle-même, est une
alliance qui implique la même Fondation Rockefeller de
la “Révolution Génétique”. Un regard sur le Conseil
d’Administration de l’AGRA le confirme.
_Son président n’est ni plus ni moins que Kofi Annan,
l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies. Dans son
discours d’intronisation lors d’un événement du Forum
Économique Mondial à Cape Town en Afrique du Sud en
juin 2007, Kofi Annan a déclaré : « J’accepte ce
challenge avec gratitude pour la Fondation Rockefeller,
pour la Fondation Bill & Melinda Gates, et pour tous
ceux qui soutiennent notre campagne Africaine. »
 
Le conseil de l’AGRA comporte par ailleurs un Sud-
Africain, Strive Masiyiwa, qui est mandataire de la
Fondation Rockefeller ; Sylvia M. Mathews de la
Fondation Bill & Melinda Gates ; Mamphela Ramphele,
ancien directeur général de la Banque Mondiale (2000-
2006) ; Rajiv J. Shah de la Fondation Gates ; Nadya K.
Shmavonian de la Fondation Rockefeller ; Roy Steiner
de la Fondation Gates. Qui plus est, une Alliance pour
l’AGRA inclut Gary Toenniessen, directeur exécutif à la
Fondation Rockefeller, et Akinwumi Adesina, directeur
associé à la Fondation Rockefeller.
 
Pour compléter la liste, les Programmes pour l’AGRA
incluent Peter Matlon, directeur exécutif à la Fondation
Rockefeller ; Joseph De Vries, directeur du Programme
pour les Systèmes Semenciers de l’Afrique et directeur
associé à la Fondation Rockefeller ; Akinwumi Adesina,
directeur associé à la Fondation Rockefeller. De la même
manière que l’ancienne et illusoire Révolution Verte en
Inde et au Mexique, la nouvelle Révolution Verte en
Afrique est manifestement une priorité de la Fondation
Rockefeller.
 
Bien qu’à ce jour ils se font discrets, Monsanto et les
principaux géants de l’agro- alimentaire OGM sont
soupçonnés d’instrumentaliser l’AGRA de Kofi Annan
pour diffuser leurs semences OGM brevetées en Afrique
sous l’étiquette trompeuse de « bio-technologie » le nouvel euphémisme pour semences génétiquement
modifiées brevetées. À ce jour, l’Afrique du Sud est le seul
pays africain qui autorise légalement la plantation de
cultures OGM. En 2003 le Burkina Faso a autorisé les
essais d’OGM. En 2005, le Ghana de Kofi Annan a rédigé
des lois sur la sécurité biologique et des responsables clés
ont exprimé leur intention de poursuivre la recherche sur
les cultures OGM.
 
L’Afrique est la prochaine cible dans la campagne du
gouvernement étasunien de diffusion mondiale des
OGM. Ses sols riches en font un candidat idéal.
Évidemment de nombreux gouvernements africains
soupçonnent le pire de la part des sponsors des OGM, car
une multitude de projets d’ingénierie génétique et de biosécurité
ont été initiés en Afrique, dans le but d’introduire
des OGM dans ses systèmes agricoles. Il s’agit notamment
de parrainages offerts par le gouvernement étasunien pour
former aux États-Unis les scientifiques Africains à
l’ingénierie génétique, de projets de bio-sécurité financés
par l’Agence Etasunienne pour le Développement
International (USAID) et par la Banque Mondiale ; la
recherche sur les OGM impliquant les cultures vivrières
indigènes africaines.
 
La Fondation Rockefeller a travaillé depuis des années, en
grande partie sans succès, à promouvoir des projets pour
introduire des OGM dans les champs d’Afrique. Elle a
épaulé la recherche qui soutient l’applicabilité du coton
OGM dans le Makhathini Flats, en Afrique du Sud.
Monsanto, qui a une solide tête de pont dans l’industrie
des semences OGM et hybrides en Afrique du Sud, a
conçu un ingénieux programme pour petits exploitants,
connu sous le nom de Campagne « Seeds of Hope »,
« Semences de l’Espoir », qui introduit un package de
révolution verte chez les agriculteurs pauvres à petites
exploitations, suivi, bien entendu, par les semences OGM
brevetées de Monsanto. (6)
 
La compagnie Syngenta AG de Suisse, l’un des « Quatre
Cavaliers de l’Apocalypse OGM », verse quant à elle des
millions de dollars dans un nouvel aménagement de serres
à Nairobi, pour développer du maïs OGM résistant aux
insectes. Syngenta fait également partie de CGIAR. (7)
Vers Svalbard
Alors, est-ce tout simplement du sentimentalisme
philosophique ? Qu’est-ce qui motivent les
fondations Gates et Rockefeller alors qu’ils financent en
parallèle la prolifération de semences brevetées, en passe
de devenir des semences Terminator, à travers toute
l’Afrique, un processus qui, un peu partout sur Terre
détruit la diversité des semences végétales dès que l’agroalimentaire
de monoculture industrialisée est introduit ?
Quelles sont leurs motivations pour investir des dizaines
de millions de dollars afin de préserver toutes les variétés
de semences connues dans un bunker de l’apocalypse à
l’épreuve des bombes à proximité du lointain Cercle
Arctique, « pour que la diversité végétale puisse être préservée
pour l’avenir » pour reprendre leur communiqué de presse
officiel ?
 
Il n’est pas fortuit que les fondations Rockefeller et Gates
s’associent pour préconiser une Révolution OGM de style
Révolution Ve rte en Afrique, tout en finançant
discrètement le doomsday seed vault dans l’archipel du
Svalbard. Les géants de l’agro-alimentaire OGM sont
impliqués jusqu’au cou dans le projet du Svalbard.
 
L’ e n t reprise entière du Svalbard et les personnes
impliquées font appel à des images de catastrophe pires
que celles du best-seller de Michael Crichton, « La variété
Andromède », un thriller de science-fiction dans lequel
une maladie mortelle d’origine extraterrestre provoque la
coagulation rapide et fatale du sang, menaçant l’espèce
humaine toute entière. À Svalbard, le futur entrepôt à
semences le plus sûr du monde sera gardé par les policiers
de la Révolution Ve rte OGM, par les fondations
Rockefeller et Gates, Syngenta, DuPont et CGIAR.
 
Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé
Trust Mondial pour la Diversité Végétale (Global Crop
Diversity Trust, GCDT). Qui sont-ils pour détenir une
responsabilité aussi considérable sur la diversité des
semences de la planète ? Le GCDT a été fondé par la
FAO et par Bioversity International ( anciennement
International Plant Genetic Research Institute), une
ramification du CGIAR.
 
Le GCDT est basé à Rome. Son Conseil est présidé par
Marg a ret Catley-Carlson, une canadienne qui est
également au comité consultatif du Groupe Suez
Lyonnaise des Eaux, l’une des plus grandes sociétés privées
de l’eau. Catley-Carlson a aussi été présidente jusqu’en
1998 du Comité sur la Population établi à New York,
l’organisation de réduction des populations de John D.
Rockefeller, créée en 1952 pour accélérer le programme
d’eugénisme de la famille Rockefeller sous couvert de
p romouvoir le « planning familial », le système de
contrôle des naissances, la stérilisation et le « contrôle de
la population » des pays en développement.
 
Les autres membres du conseil de GCDT comptent Lewis
Coleman, l’ancien cadre de la Bank of America,
actuellement chef de DreamWorks Animation à
Hollywood. Coleman est aussi administrateur de Northrup
Grumman Corporation, l’un des plus grands groupes de
l’industrie militaire fournissant le Pentagone.
Jorio Dauster (du Brésil) est aussi président du conseil
d’administration de Brasil Ecodiesel. C’est un ancien
ambassadeur du Brésil auprès de l’Union Européenne, et
le négociateur en chef de la dette extérieure du Brésil pour le Ministère des Finances. Dauster a aussi rempli les
fonctions de président de l’Institut du Café Brésilien et de
coordonnateur du Projet de Modernisation du Système
des Brevets du Brésil, qui implique notamment la
légalisation des brevets sur les semences génétiquement
modifiées, une chose jusque-là interdite par les lois du
Brésil.
 
Cary Fowler est directeur exécutif de GCDT. Il a été
professeur et directeur de recherche au Département pour
l’Environnement International et pour les Études de
Développement de l’Université des Sciences de la Vie de
N o rvège. Fowler a aussi été principal conseiller du
d i recteur général de Bioversity International. Il y
représentait les Centres des Moissons du Futur du
CGIAR, dans les négociations pour le Traité
International sur les Ressources Phytogénétiques. Dans
les années 90, il dirigeait le Programme International sur
les Ressources Phytogénétiques de la FAO. Il a ébauché
et supervisé les négociations du Plan d’Action Mondial
pour les Ressources Phytogénétiques de la FAO adopté
par 150 pays en 1996. Il est ancien membre du Comité
National sur les Ressources Génétiques des Plantes des
États-Unis et du conseil d’administration du Centre
International d’Amélioration du Maïs et du Blé
(CIMMYT) du Mexique, un autre projet de la Fondation
Rockefeller et du CGIAR.
 
Le Dr Mangala Rai (Inde), membre du conseil
d’administration du GCDT, est Secrétaire du
Département de la Recherche Agricole et de l’Éducation
(DARE) de l’Inde, et directeur général du Conseil Indien
pour la Recherche Agricole (ICAR). Il est aussi membre
du conseil d’administration de l’IRRI de la Fondation
Rockefeller, qui a favorisé la première expérience
mondiale significative sur les OGM, le fameux « Golden
Rice » qui s’avéra être un fiasco. Rai a siégé comme
membre du conseil d’administration du CIMMYT, et
comme membre du conseil exécutif du CGIAR.
Le Trust des Donateurs pour la Diversité des Semences
Mondiales ou autres « anges de la finance » comportent
aussi « tous les suspects habituels, » comme le dit
Humphrey Bogart dans le classique Casablanca. En plus
des fondations Rockefeller et Gates, les donateurs
comptent les géants des OGM, DuPont-Pioneer Hi-Bred,
Syngenta de Bâle en Suisse, le CGIAR et l’énergique
promotrice des OGM, l’USAID du Département d’Etat
étasunien. Il semble effectivement que nous ayons les
renards des OGM et de la réduction des populations qui
gardent le poulailler de l’humanité, le magasin de la
diversité des semences mondiales du Svalbard. (8)
 


Pourquoi Svalbard maintenant ?
On peut légitimement se demander pourquoi Bill
Gates, la Fondation Rockefeller les principaux
géants du génie génétique agro - a l i m e n t a i re comme
DuPont et Syngenta avec le CGIAR, construisent le
doomsday seed vault en Arctique.
 
Qui en premier lieu utilise ce genre de chambre forte à
semences ? Les sélectionneurs et les chercheurs sont les
principaux utilisateurs des banques de gènes.
 
Aujourd’hui, les plus importants sélectionneurs de
plantes sont Monsanto, DuPont, Syngenta et Dow
Chemical, les géants mondiaux des plantes OGM
brevetées. Depuis début 2007, Monsanto détient avec le
gouvernement des États-Unis les droits mondiaux des
brevets pour les plantes dites « Te rminator » ou
Technologie de Restriction d’Usage Génétique (Genetic
Use Restriction Technology, GURT). L’appellation
Terminator s’applique à une technologie de mauvaise
augure, qui veut qu’une semence commerciale brevetée
se « suicide » après récolte. Le contrôle par les semenciers
privés est total. Une mainmise et un contrôle tel sur la
chaîne alimentaire n’ont jamais existé auparavant dans
l’histoire de l’humanité.
 
Cette ingénieuse caractéristique terminator du génie
génétique force les agriculteurs à retourner chaque année
chez Monsanto ou d’autres semenciers OGM pour
obtenir de nouvelles semences de riz, de soja, de maïs, de
blé, ou de n’importe quelle culture essentielle dont ils ont
besoin pour nourrir la population. Si cette méthode était
largement adopté dans le monde, on pourrait sans doute
en une dizaine d’années faire de la majorité des
producteurs de nourriture du monde de nouveaux serfs
féodaux, asservis à trois ou quatre géants semenciers
comme Monsanto, DuPont ou Dow Chemical.
 
Bien entendu, cela pourrait également permettre à ceux
qui possèdent ces sociétés privées, suivant peut-être les
ordres de leur gouvernement, de refuser les semences à
l’un ou l’autre des pays en développement dont la
politique irai à l’encontre des intérêts de Washington.
Ceux qui disent « cela ne peut pas se passer comme cela »
devraient s’intéresser de plus près aux événements
mondiaux actuels. La simple existence de cette
concentration de pouvoir chez trois ou quatre géants
privés de l’agro-alimentaire étasunien est une raison
suffisante pour interdire toute culture OGM, même si les
gains de récolte s’avéraient réels, ce qui n’est
manifestement pas le cas.
 
Ces compagnies privées, Monsanto, DuPont, Dow
Chemical, sont loin d’avoir un passé sans taches en
t e rmes de protection de la vie humaine. Elles ont
développé et disséminé des innovations comme la
dioxine, les PCB, l’Agent Orange. Elles s’évertuent à
dissimuler depuis des décennies les preuves manifestes des
dangers cancérogènes et des autres conséquences graves pour la santé humaine de l’usage des produits
chimiques toxiques. Elles ont enterré des rapports
scientifiques sérieux sur le plus répandu des
herbicides dans le monde, le glyphosate,
l’ingrédient de base de l’herbicide Roundup de
Monsanto, attaché à la plupart des semences
génétiquement modifiées vendues par Monsanto,
et de surcroît toxique quand il s’infiltre dans l’eau
potable. (9) Le Danemark a interdit le glyphosate
en 2003, quand il fut confirmé qu’il contaminait
les nappes phréatiques du pays. (10)
 
La diversité stockée dans les banques de semences
est la matière première pour la reproduction des
plantes et pour de nombreuses recherches
biologiques fondamentales. Plusieurs centaines de
milliers d’échantillons sont distribués chaque
année à de telles fins. La FAO des Nations Unies
répertorie quelques 1400 banques de semences
dans le monde, les plus importantes étant tenues
par le gouvernement des États-Unis. D’autres
grandes banques sont détenues par la Chine, la
Russie, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud,
l’Allemagne et le Canada, par ordre de taille
décroissante. Par ailleurs, le CGIAR exploite une
chaîne de banques de semences dans des centres
choisis autour du monde.
Le CGIAR, créé en 1972 par les fondations
Rockefeller et Ford pour propager leur modèle de
Révolution Verte agro-alimentaire, contrôle la
plupart des banques de semences privées, des
Philippines à la Syrie en passant par le Kenya.
Toutes ces banques de semences actuelles
contiennent plus de six millions et demi de
variétés de semences et près de deux millions
d’entre elles sont « distinctes. » Le bunker en
prévision du grand cataclysme du Svalbard aura la
capacité d’abriter quatre millions et demi de
graines différentes.
 
Les OGM comme
arme de guerre biologique ?
Maintenant, nous arrivons au coeur de la dangerosité
et du potentiel d’usage abusif inhérents au projet de
Bill Gates et de la Fondation Rockefeller au Svalbard. Le
développement de semences brevetées, pour la plupart
des grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le
blé, et pour les céréales fourragères comme le soja, peut-il
en fin de compte être utilisé dans une horrible forme de
guerre biologique ?
Le but explicite du lobby des eugénistes, financé depuis
les années 20 par de riches familles élitistes, comme
Rockefeller, Carnegie, Harriman et autres, incorporait ce
qu’ils appelaient l’« eugénisme négatif », l’extermination
systématique des lignées indésirables. Margaret Sanger,
une eugéniste alerte, fondatrice de Planned Parenthood
International ( internationale du planning familial) et
intime de la famille Rockefeller, a créé à Harlem en 1939
une entité appelée The Negro Project, qui, comme elle le
confiait dans une lettre adressée à un ami, concernait le
fait que, selon son expression, « nous voulons exterminer les
populations noires » (11).
En 2001, Epicyte, une petite entreprise de biotechnologie
de Californie, a annoncé la mise au point de maïs
génétiquement modifiés contenant un spermicide
rendant stériles les hommes qui le mangeaient. Epicyte
avait à cette époque un accord de coopération pour
diffuser sa technologie avec DuPont et Syngenta, deux
des sponsors du doomsday seed vault du Svalbard. Epicyte
a depuis été achetée par une société de biotechnologie de
Caroline du Nord. Il était étonnant d’apprendre
qu’Epicyte avait développé son maïs OGM spermicide
avec des fonds de recherche du Département de
l’Agriculture étasunien (USDA), ce même ministère qui,
en dépit de l’opposition du monde entier, a continué à
financer le développement de la technologie Terminator,
actuellement détenue par Monsanto.

Dans les années 90, l’OMS a lancé pour des millions de
femmes entre 15 et 45 ans du Nicaragua, du Mexique et
des Philippines, une campagne de vaccination soi-disant
contre le tétanos, une maladie qui peut par exemple
survenir lorsque l’on marche sur un clou rouillé. Les
hommes et les garçons n’étaient pas vaccinés, en dépit du
fait qu’ils sont vraisemblablement tout aussi susceptibles
que les femmes de marcher sur des clous rouillés.
À cause de cette curieuse anomalie, le Comité Pro Vida
de Mexico, une organisation laïque catholique romaine,
est devenu méfiante et a fait tester des échantillons du
vaccin. Les tests ont révélé que le vaccin antitétanique en
train d’être colporté par l’OMS uniquement pour les
femmes en âge de porter des enfants, contenait de la
Gonadotrophine Chorionique ou hCG, une hormone
n a t u relle qui, combinée à une anatoxine tétanique,
activait des anticorps rendant la femme incapable de maintenir sa grossesse. Aucune des femmes vaccinées n’en
avait été prévenue.
Il est apparu plus tard que la Fondation Rockefeller avec
le Comité sur la Population de Rockefeller, la Banque
Mondiale (qui abrite le CGIAR), et l’Institut National de
la Santé des États-Unis, ont été impliqués dans un projet
long de 20 ans, commencé en 1972, afin de mettre au
point pour l’OMS un agent abortif dissimulé dans un
vaccin contre le tétanos. Par ailleurs, le gouvernement de
Norvège, l’hôte du doomsday seed vault du Svalbard, a fait
un don de 41 millions de dollars pour développer un
vaccin antitétanique spécial, ayant la capacité de
provoquer l’avortement. (12)

Est-ce une coïncidence que ces mêmes organisations,
depuis la Norvège jusqu’à la Fondation Rockefeller, en
passant par la Banque Mondiale, soient également
engagées dans le projet de chambre forte pour semences
dans l’archipel du Svalbard ? Selon le professeur Francis
Boyle, qui a rédigé le Biological Weapons Anti-Terrorism Act
p romulguée par le Congrès étasunien en 1989, le
Pentagone est « désormais préparé à disputer et à gagner
la guerre biologique » dans le cadre de deux directives de
stratégie nationale de Bush, adoptées, remarque-t-il, «
sans être portées à la connaissance et au droit de regard du
public » en 2002. Boyle ajoute que, de 2001 à 2004, le
Gouvernement Fédéral étasunien a dépensé 14,5 milliards
de dollars pour uniquement des travaux liés au bioterrorisme
civil, une somme faramineuse.
Richard Ebright, biologiste à l’Université Rutgers, estime
que plus de 300 institutions scientifiques et quelques 12000
personnes aux États-Unis ont aujourd’hui accès à des agents
pathogènes convenant à la guerre biologique. L’Institut
National de la Santé du gouvernement étasunien distribue
497 bourses uniquement pour la re c h e rche sur les maladies
infectieuses à potentiel de guerre biologique. Bien entendu,
cela est justifié dans la rubrique de la défense contre
d’éventuelles attaques terroristes, comme tant de chose le
sont aujourd’hui.
Beaucoup de dollars du gouvernement étasunien sont
dépensés dans la re c h e rche de guerre biologique impliquant
le génie génétique. Jonathan King, professeur en biologie au
MIT, dit que « l’expansion des programmes sur le bioterrorisme
constituent un danger significatif émergent pour
notre pro p re population. » King ajoute, « bien que ce genre
de programmes soit toujours appelé défensif, avec les armes
biologiques les programmes défensifs et offensifs se
recoupent presque complètement. » (13).
L’avenir nous dira si le doomsday seed vault du Svalbard de
Bill Gates et de la Fondation Rockefeller fait partie d’une
autre Solution Finale, celle impliquant l’extinction de la
Vieille et Glorieuse Planète Terre.



(4) Engdahl, op cit., p. 130.
(5) Ibid. P. 123-30.
(6) Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa:
Trojan Horse for GMOs ?, mai 2007, African Centre for
Biosafety, www.biosafetyafrica.net.
(7) ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa?,
Communique Issue #94, mars/avril 2007.
(8) Site Internet Global Crop Diversity Trust :
www.croptrust.org/main/donors.php.
(9) Engdahl, op. cit., pp.227-236.
(10) Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the
Active Ingredient in Roundup, Politiken, 15 septembre 2003 :
www.organic.com.au/news/2003.09.15
(11) Tanya L. Green, The Negro Project: Margaret Sanger’s
Genocide Project for Black American’s :
www.blackgenocide.org/negro.html.
(12) Engdahl, op. cit., pp. 273-275; J.A. Miller, Are New
Vaccines Laced With Birt h - C o n t rol Drugs ? HLI Report s ,
Human Life International, Gaithersburg, Maryland; juin/juillet
1995, Volume 13, Number 8.
(13) Sherwood Ross, Bush Developing Illegal Bioterror Weapons
for Offensive Use, 20 décembre 2006, www.truthout.org.


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